« Tous les matins du monde » : au-delà du roman de Pascal Quignard et du film à succès d’Alain Corneau en 1991, qui connaît Monsieur de Sainte-Colombe, maître de la viole de gambe de la seconde moitié du XVIIe siècle et contemporain de Lully ? Dans leur nouveau CD, Florence Bolton et Benjamin Perrot, de l’ensemble français La Rêveuse, tentent de lever le mystère.
Formé à Lyon, ApotropaïK revendique de « nouvelles musiques du Moyen Âge » : troubadours, Ars Nova, oralité, improvisation et créations scéniques nourrissent une approche aussi documentée que libre. Prochain rendez-vous le 17 décembre à Enghien-les-Bains (France) avec « Bestiaire ».
Un document comptable, simple registre des redevances perçues sur les terres du monastère bénédictin de San Gaudenzo, fondé au XIVe siècle en Italie, recelait un trésor : un recueil de 89 chansons, dont 19 titres inédits, notamment l’une du compositeur Francesco Landini, compositeur le plus prestigieux de l’Ars Nova italienne. Ces pièces seront présentées ce 4 septembre à Rimini et interprétées pour la première fois par l’ensemble Micrologus au Théâtre Galli de Rimini.
Quel rapport entre l’Ars Nova, révolution musicale du milieu du XIVe siècle, et le compositeur contemporain Steve Reich, l’un des pionniers de la musique minimaliste au XXe siècle ? Réponse le 4 septembre prochain, au Festival Oude Muziek d’Utrecht, où Michele Pasotti et son ensemble italien La fonte musica feront dialoguer deux conceptions du temps, de la répétition et de la construction musicale que plus de six siècles semblent pourtant séparer.
Dix heures de musique en deux soirées, un théâtre construit spécialement pour l’occasion et plus de quarante personnages : « Il pomo d’oro » d’Antonio Cesti avait tout d’un pari scénique insensé ! Créé en 1668 à la cour impériale de Vienne et jamais redonné depuis, ce monument à la gloire des Habsbourg renaît cet été à Innsbruck avec l’Accademia Bizantina, sous la direction d’Ottavio Dantone, pour les 50 ans des Innsbrucker Festwochen der Alten Musik. L’œuvre sera donnée les 7+8, 11+12, 15+16 août au Tiroler Landestheater.
Les PassiSparsi sont italiens et non conformistes. Ce quatuor vocal a choisi un répertoire polyphonique de la Renaissance peu connu : les moresques, chansons profanes et irrévérencieuses, dont le compositeur Orlando di Lasso a composé une série à la suite d’un séjour à Naples. Découvrez l’énigme du chat noir des PassiSparsi dans cette interview à plusieurs voix.
Les 14 et 15 mai, Les Épopées et Stéphane Fuget font revenir à l’Opéra de Tunis la reine Didon dans sa région d’origine, puisque, selon la pièce de Purcell, reprise de l’Énéide de Virgile, c’est elle qui a fondé la ville de Carthage, toute proche. Cette nouvelle production présente l’originalité de mêler l’interprétation historiquement informée de l’ensemble à la musique et à la danse orientales.
Né à Bâle (Suisse), dans l’effervescence de la Schola Cantorum Basiliensis, le quatuor vocal féminin Contre le Temps donne à entendre la musique médiévale sous une forme réinvestie. Quatre chanteuses – deux françaises, deux américaines – et quatre trajectoires pour un son commun, toujours en quête de lui-même.
Entre une tournée en France d’une vingtaine de dates de “L’Avare”, intermezzo sur la célèbre pièce de Molière, composé en 1720 par l’italien Francesco Gasparini, et la préparation de la prochaine édition du festival Misteria Paschalia à Cracovie, dont il assure la direction musicale pour la période 2024-2026, le printemps s’annonce dense pour Vincent Dumestre et son ensemble Le Poème Harmonique.
Dans le paysage des ensembles baroques européen, l’Accademia Bizantina et son chef, Ottavio Dantone, se signalement par leur originalité et leur sens de la communication. « The Exciting Sound of Baroque Music » est leur devise, et leurs concerts se placent sous le mot d’ordre « Libérez la musique » ! Quant aux Concertos brandebourgeois, ils les enregistrent sous leur propre label, HDB Sonus, dans une série intitulée « Baroque Anatomy ».