Dix heures de musique en deux soirées, un théâtre construit spécialement pour l’occasion et plus de quarante personnages : « Il pomo d’oro » d’Antonio Cesti avait tout d’un pari scénique insensé ! Créé en 1668 à la cour impériale de Vienne et jamais redonné depuis, ce monument à la gloire des Habsbourg renaît cet été à Innsbruck avec l’Accademia Bizantina, sous la direction d’Ottavio Dantone, pour les 50 ans des Innsbrucker Festwochen der Alten Musik. L’œuvre sera donnée les 7+8, 11+12, 15+16 août au Tiroler Landestheater.
Les PassiSparsi sont italiens et non conformistes. Ce quatuor vocal a choisi un répertoire polyphonique de la Renaissance peu connu : les moresques, chansons profanes et irrévérencieuses, dont le compositeur Orlando di Lasso a composé une série à la suite d’un séjour à Naples. Découvrez l’énigme du chat noir des PassiSparsi dans cette interview à plusieurs voix.
Les 14 et 15 mai, Les Épopées et Stéphane Fuget font revenir à l’Opéra de Tunis la reine Didon dans sa région d’origine, puisque, selon la pièce de Purcell, reprise de l’Énéide de Virgile, c’est elle qui a fondé la ville de Carthage, toute proche. Cette nouvelle production présente l’originalité de mêler l’interprétation historiquement informée de l’ensemble à la musique et à la danse orientales.
Né à Bâle (Suisse), dans l’effervescence de la Schola Cantorum Basiliensis, le quatuor vocal féminin Contre le Temps donne à entendre la musique médiévale sous une forme réinvestie. Quatre chanteuses – deux françaises, deux américaines – et quatre trajectoires pour un son commun, toujours en quête de lui-même.
Entre une tournée en France d’une vingtaine de dates de “L’Avare”, intermezzo sur la célèbre pièce de Molière, composé en 1720 par l’italien Francesco Gasparini, et la préparation de la prochaine édition du festival Misteria Paschalia à Cracovie, dont il assure la direction musicale pour la période 2024-2026, le printemps s’annonce dense pour Vincent Dumestre et son ensemble Le Poème Harmonique.
Dans le paysage des ensembles baroques européen, l’Accademia Bizantina et son chef, Ottavio Dantone, se signalement par leur originalité et leur sens de la communication. « The Exciting Sound of Baroque Music » est leur devise, et leurs concerts se placent sous le mot d’ordre « Libérez la musique » ! Quant aux Concertos brandebourgeois, ils les enregistrent sous leur propre label, HDB Sonus, dans une série intitulée « Baroque Anatomy ».
C’est une véritable compilation des « tubes » de Lully : “Le Carnaval, Mascarade”, sa dernière comédie-ballet, n’avait jamais été redonnée dans son intégralité depuis sa création en 1675. Federico Maria Sardelli et Samuele Lastrucci, de l’Istituto Lulli à Florence, la proposent en première version scénique de l’époque moderne au Teatro Comunale de Ferrare.
Chef de l’Orchestre et du Chœur Ghislieri, Giulio Prandi est l’artisan d’un écosystème unique à Pavie (Italie). Il ouvre l’année 2026 avec la recréation de « Pelopida », un opéra du compositeur franco-maltais Girolamo Abos, au Valletta Baroque Festival, à Malte. Suivront plusieurs projets ambitieux, de l’opéra napolitain aux polyphonies sacrées, sans oublier les collaborations avec les institutions culturelles de sa ville.
Dans une Amérique où la musique ancienne reste un archipel isolé, l’ensemble Blue Heron fait figure de phare. Son fondateur, violoniste et chef, Scott Metcalfe, y tisse patiemment un fil reliant la Nouvelle-Angleterre à la vieille Europe. « Nous sommes isolés, oui, mais libres », dit-il. Pour Total Baroque Magazine, il raconte comment tout a commencé… dans un autobus à Boston, en 1999 !
Le claveciniste et chef Rinaldo Alessandrini dévoile, dans une recherche inédite, un cercle napolitain de compositeurs gravitants autour du prince musicien Gesualdo au tournant du XVIIe siècle. Une découverte qui redessine la carte du madrigal italien, dévoilée dans son disque “Stravagante pensiero”.