En l’absence de sources biographiques fiables, l’aura légendaire qui entoure Monsieur de Sainte-Colombe, maître de la viole de gambe de la seconde moitié du XVIIe siècle, contemporain de Lully, a surtout été nourrie par la fiction littéraire et cinématographique. Ces œuvres l’ont ancré dans l’imaginaire collectif à travers sa relation avec Marin Marais, son élève le plus célèbre. Pourtant, la seule trace tangible de son existence reste sa musique. C’est pourquoi Florence Bolton et Benjamin Perrot, de l’ensemble français La Rêveuse, ont choisi d’interpréter ses œuvres à la lumière des recherches menées par le musicologue Matteo Di Capua, qui a restauré le recueil des Concerts à deux violes. La sortie d’un disque-portrait dédié à ce compositeur est l’occasion de dépasser le stéréotype du gambiste mystérieux pour tenter de cerner, dans la mesure du possible, la figure réelle de cet artiste. Entretien avec Florence Bolton et Matteo Di Capua.
« Légende », « fantôme », « Orphée du Grand Siècle »… Mais qui était donc ce mystérieux Sainte-Colombe ?
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