Fondateur de Musica Gloria, ensemble baroque né de ses premières années de formation, le flûtiste et claveciniste belge Beniamino Paganini, 31 ans, cultive une approche de la musique intime et dévouée depuis la découverte, à 7 ans, de Monteverdi à Bruges.
Elles sont quatre et décident de tout ensemble. Né à Londres autour de la musique française, l’ensemble Théodora fait de l’amitié, des sources et du temps long les fondations d’un son commun. Elles nous racontent cette fabrique intime du collectif.
Pour les 30 ans de L’Orfeo Barockorchester, Michi Gaigg et Carin van Heerden, ses fondatrices, reviennent sur trois décennies d’un travail intense, mené avec joie autour du son et de l’interprétation. Toujours aussi dynamique, l’ensemble sera du 1er au 9 août au château de Greinburg (Autriche) pour « Sophia », opéra imaginaire de Bach où cantates et chœurs dialoguent avec l’intelligence artificielle, la liberté et notre idée de l’humanité.
Amoureux de la langue française et des voix d’entre-deux, Olivier Bergeron trouve chez Charpentier un terrain idéal. À 29 ans, le baryton québécois fait du compositeur l’un des fils rouges de son année 2026. Lauréat du Jardin des Voix, formé à Montréal et à Paris, il retrouve cet été Les Arts Florissants et William Christie pour une tournée nord-américaine, avant ses débuts dans Papageno à Montréal.
À New York, GEMS (« joyaux ») porte bien son nom : depuis 2007, cette structure essentielle aide les jeunes ensembles de musique ancienne à grandir, trouver des financements, organiser leurs concerts et conquérir leur public. John Thiessen a dirigé GEMS de 2022 jusqu’à une date récente. Alors que l’organisation ouvre un nouveau chapitre, le musicien canadien revient sur la manière dont elle est devenue l’une des forces motrices de la musique ancienne aux États-Unis.
Et si la vraie révolution était de refaire de la musique avec des êtres humains ? À l’heure où l’intelligence artificielle fabrique de faux chants sacrés et où la culture est réduite à un consommable, Marcel Pérès oppose une autre voie : des voix humaines, des gestes transmis, des veillées imprévisibles et le chant vieux-romain rendu à sa puissance rituelle. À Moissac, la musique ancienne redevient une expérience.
Qui, dans le monde des musiques anciennes, ignore encore l’empreinte laissée par Marcel Pérès et l’ensemble Organum ? Archéologue du son, pionnier de l’ethnomusicologie appliquée aux répertoires anciens, penseur de la musique sacrée, le musicologue, chanteur et chef français s’est imposé comme l’une des grandes figures européennes du renouveau de la musique médiévale. À la veille de son 70e anniversaire, il raconte sa vie comme un roman.
Né dans l’ancienne Allemagne de l’Est dans les années 1980, la lautten compagney BERLIN a récemment fêté son 40e anniversaire. Elle multiplie aujourd’hui les projets originaux, cette année avec le contre-ténor Reginald Mobley ou encore un nouveau format de table ronde autour des “songbooks” de John Dowland. Wolfgang Katschner, 65 ans, fondateur de l’ensemble, nous raconte son histoire qui est aussi, en partie, celle de sa propre vie.
Depuis 1989, Hans-Georg Kaiser accompagne l’ascension internationale du Freiburger Barockorchester. À 64 ans, le manager et directeur général de l’orchestre depuis 37 ans a décidé de se retirer le 1er juillet et de confier la suite de son développement à une nouvelle équipe de direction : Selma Brauns, directrice artistique, et Paul Enke, directeur commercial. Ensemble, ils devront façonner l’avenir d’une formation qui compte aujourd’hui parmi les meilleurs orchestres sur instruments historiques. Hans-Georg Kaiser revient sur son parcours et les nouvelles perspectives de l’ensemble.
À Leipzig, Bach ne se contente plus d’être célébré : placé « Im Dialog », thème retenu en 2026, il devient une matière vivante et partagée. Du 11 au 21 juin, le Bachfest prend ainsi la forme d’un festival participatif, où le public du monde entier contribue à la programmation, à commencer par le hit-parade des cantates de Bach. Michael Maul, son directeur, raconte cette aventure collective, entre patrimoine, recherche et grands interprètes.
Avec la Grande Nuit musicale de Nuremberg, le festival ION et la chaine de radio/TV BR Klassik veulent faire sortir la musique ancienne des salles de concert classiques et l’intégrer à la vie publique. Thorsten Preuß, directeur adjoint de la rédaction musicale au studio BR/ARD de Nuremberg, revient sur cet événement, ce qu’il symbolise et sur l’engagement de son média en faveur de la musique ancienne.