Née à Novare en 1620, Isabella Leonarda devient une figure incontournable du baroque sacré. Ursuline et pédagogue, elle publie vingt recueils entre 1660 et 1700, allant du motet aux sonates instrumentales — une première pour une femme. Admirée par ses contemporains et redécouverte aujourd’hui, elle s’impose comme une pionnière de la création féminine dans l’Europe musicale du XVIIᵉ siècle. Cette année commémore le 405ᵉ anniversaire de sa naissance.
Vivace : Une fille de bonne famille
Anna Isabella Leonardi, dite Leonarda, naît à Novare, dans le Piémont, le 6 septembre 1620. Deuxième d’une fratrie de cinq, elle est la fille d’Apollonia Sala et du comte Gianantonio Leonardi (1584-1640). Issu de la noblesse, celui-ci exerce la profession de juriste. Comme il est courant à l’époque, la jeune Isabella reçoit probablement une éducation musicale dès son enfance. Dans la maison familiale, elle est sans doute initiée à la composition par Gasparo Casati (vers 1610-1641), franciscain nommé maître de chapelle de la cathédrale de Novare en 1635.
L’estime que ses contemporains portent à Casati se mesure aux éditions posthumes de ses œuvres publiées à Anvers, Leipzig et Iéna. Et l’attention qu’il accorde à Isabella Leonarda apparaît clairement lorsqu’il ajoute à son Il Terzo Libro de Sacri Concenti (Venise, 1640) deux motets de la jeune religieuse de vingt ans, déjà mentionnée comme « très vénérable Dame Isabella Leonarda, nonne de la communauté de Sainte-Ursule à Novare » : Ah Domine Iesu et Sic ergo anima, pour alto, ténor et basse continue.
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