« Les Quatre Saisons » d’Amandine Beyer et de son ensemble Gli Incogniti, parues en 2008, font partie des interprétations de référence de l’œuvre de Vivaldi. Pour la violoniste, cet enregistrement a été tout sauf un chapitre clos d’un « musée sonore » : un choc sensoriel et, plus récemment, un terrain de jeu chorégraphié.
Fabio Biondi ne joue pas Vivaldi : il le raconte au violon. Entre la virtuosité italienne de la tradition et la grammaire ciselée de la recherche baroque, il aura passé près de cinquante ans à défendre l’idée que la musique est un langage avant d’être un diapason. Retour sur une rencontre fondatrice et sur son album des « Quatre Saisons », qui a connu un succès international.
Le claveciniste et chef Rinaldo Alessandrini dévoile, dans une recherche inédite, un cercle napolitain de compositeurs gravitants autour du prince musicien Gesualdo au tournant du XVIIe siècle. Une découverte qui redessine la carte du madrigal italien, dévoilée dans son disque “Stravagante pensiero”.
À l’occasion des vingt ans de Gli Angeli Genève, le chef et directeur artistique Stephan MacLeod célèbre un parcours singulier dans le paysage baroque européen. Entre ancrage genevois, quête d’excellence et exploration tous azimuts du répertoire, l’ensemble marque cette étape par un événement majeur : la parution d’un coffret rassemblant l’intégralité des cantates sur mélodie de choral de Bach, fruit de près de quinze ans de travail.
À la tête du Concert d’Astrée depuis un quart de siècle, Emmanuelle Haïm demeure l’une des figures majeures de la scène baroque internationale. En plus d’une saison européenne chargée, elle a pris cette année la direction artistique du premier Festival Baroque de Los Angeles, fruit d’une longue collaboration avec le Los Angeles Philharmonic, tout en s’impliquant dans des actions éducatives en région Hauts-de-France.
Fondateur de Musica Gloria, ensemble baroque né de ses premières années de formation, le flûtiste et claveciniste belge Beniamino Paganini, 31 ans, cultive une approche de la musique intime et dévouée depuis la découverte, à 7 ans, de Monteverdi à Bruges.
C’est une première : après 27 années d’activité et de nombreux enregistrements, Vincent Dumestre et son ensemble Le Poème Harmonique abordent pour la première fois en ce mois de décembre Jean-Sébastien Bach, avec le Magnificat dans sa version de Noël 1723. Mais ils n’oublient pas pour autant la musique italienne, avec un grand projet 2026 à Rome, Venise et Naples.
La violoniste classique néerlandaise Charlotte Spruit, 25 ans, n’a découvert l’instrument baroque qu’à l’université ; depuis, ils sont devenus indissociables. Elle revient sur ce tournant inattendu, ses débuts sur corde en boyau, l’élan donné par le Concours Bach et la façon dont elle navigue aujourd’hui entre baroque et moderne, se refusant de choisir entre l’un ou l’autre.