Le journal de Julie Roset (3/3)

Jour de première au Met de New York !

→À 28 ans, la soprano Julie Roset fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en ce mois de novembre 2025. Elle a accepté de livrer son journal de répétitions, aux réflexions très personnelles, à Total Baroque Magazine. Découvrez le troisème et dernier épisode de sa chronique : jour de première !

loveArticle réservé aux abonnés
Jour de première au Met de New York !
"Ça y est, je l’ai fait ! Pas de stress, pas de panique : juste du bonheur !" © Marty Sohl
Série
Tous les épisodes :
  1. Partie 1 :

    Mes débuts au Met de New York !

  2. Partie 2 :

    Premières répétitions au Met de New York !

  3. Partie 3 :

    Jour de première au Met de New York !

Depuis le début du mois d’octobre jusqu’à la première d’Arabella de Richard Strauss, le 10 novembre, Julie Roset a tenu un journal de New York pour Total Baroque Magazine. Sacrée « révélation lyrique » aux Victoires de la musique classique en France en 2025, lauréate du grand concours Operalia de Plácido Domingo en 2023, Julie Roset s’est affirmée par ses collaborations, notamment dans le répertoire baroque, avec les plus grands chefs d’orchestre et metteurs en scène internationaux, de l’Opéra de Paris au Festival d’Aix-en-Provence ou encore au Teatro Real de Madrid. À 28 ans, elle fait ses débuts straussiens au Met de New York, après y avoir gagné en 2022 le concours Laffont, à l’issue de son séjour d’études et de son Artist Diploma [programme sélectif de perfectionnement professionnel] à la célèbre Juilliard School. Découvrez le dernier épisode de cette aventure américaine, de la générale à la première !

Vendredi 7 novembre – La générale, enfin

Au Met, pas d’« appels » imposés pour le maquillage ou la coiffure : on s’organise avec les équipes. J’arrive une heure et demie avant mon entrée (acte II à midi) : étirements, coiffure, maquillage, chauffe, habillage. Le public s’installe, Laurence [Kilsby] est dans la salle et savoir qu’un ami écoute change tout ! Pour moi, c’est déjà une première ; on vérifie tout calmement : la voix, la robe, le geste – et surtout le sens.

Après mon passage dans l’acte II, je reste en coulisses pour écouter l’acte III.Je ne l’avais jamais vu donc je me glisse derrière la régisseuse, j’observe, j’écoute. La musique est sublime, les chanteurs sont fabuleux. Je suis fière de faire partie de cette aventure.

Nous terminons la représentation à 14 h 30, mais restons pour les notes à 15 h. Avec Louise Alder, Rachel Willis-Sørensen et Karen Cargill, nous partageons un déjeuner-goûter au Old John’s Luncheonette pour reprendre des forces et revenir sur le filage, avant que chacune ne rentre chez soi. Je m’affale sur le canapé et n’en bouge plus de toute la soirée, complètement épuisée.

Angel

Passionné de musique ancienne et envie de lire cet article réservé aux abonnés ?

Si vous n'êtes pas abonné, rejoignez la communauté internationale Total Baroque. Abonnez-vous ici à partir de 5,00€.

Je m'abonne

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.

Je me connecte