Tunis, Bruges, Reims, Venise, Valenciennes, Tokyo

→De Bruges à Tokyo, en passant par Tunis, Reims, Venise et Valenciennes, la musique ancienne a fait dialoguer les lieux, les époques et les imaginaires. Cette semaine, Marie de Bourgogne croise Didon et Énée, le grand orgue de Reims retrouve sa voix, Vivaldi résonne à la Fondation Cini, tandis que Lucile Richardot, Jean-Luc Ho et Les Musiciens de Saint-Julien font voyager le baroque.

Tunis, Bruges, Reims, Venise, Valenciennes, Tokyo
© Théâtre de l’Opéra de Tunis

Tunis : Didon et Énée au Théâtre de l’Opéra

Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a proposé deux représentations de Didon et Énée, le chef-d’œuvre de Purcell dédié à la reine de Carthage et au prince troyen, pour la première fois en Tunisie selon la pratique musicale historiquement informée. Cette création a été rendue possible grâce à la concertation entre l’ensemble Les Épopées, l’Orchestre et le Chœur du Théâtre de l’Opéra de Tunis, sous la direction de Stéphane Fuget, avec la collaboration de Claire Lefilliâtre. La présence des danseurs du Ballet de l’Opéra de Tunis a contribué à donner une dynamique particulière à la mise en scène et aux chorégraphies originales d’Omar Rajeh.

Avec Nesrine Mahbouli, Lilia Ben Chikha, Maram Bouhbal, Haythem Hadhiri, Khalil Saied, le Chœur et le Ballet de l’Opéra de Tunis, Les Épopées et Stéphane Fuget.

© Veerle Declerck

Bruges : Marie de Bourgogne célébrée au 4e Festival GOLD

Pour sa quatrième édition, le Festival GOLD de Bruges a dressé le portrait d’une femme d’exception, la duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482). Devant son mausolée, l’Ensemble Gamut!, dirigé par Aino Peltomaa, a évoqué deux Marie : la Vierge, emblème de sagesse et de bienveillance, et Marie de Bourgogne, femme de pouvoir séculier à l’intelligence remarquable. Gamut! leur a rendu hommage à travers des chants grégoriens mystiques, des chansons folkloriques scandinaves et des incantations ancestrales issues de la tradition runique.

Avec l’Ensemble Gamut! et Aino Peltomaa.

© Pierre Méa

Reims : inauguration du grand orgue de la cathédrale

Pendant quatre jours, du mercredi 13 mai au samedi 16 mai, Reims a célébré le réveil du grand orgue de sa cathédrale, après les travaux de restauration menés par l’atelier Orgues Quoirin. Récitals avec Olivier Latry, organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, Vincent Dubois, Élodie Marchal et Benjamin Steens, Andreas Sieling, organiste titulaire de la cathédrale de Berlin, et Pierre Méa, titulaire de la cathédrale de Reims, ainsi que des conférences, des expositions et des rencontres-découvertes autour de différents orgues emblématiques de la région rémoise.

Avec Olivier Latry, Vincent Dubois, Élodie Marchal, Benjamin Steens, Andreas Sieling et Pierre Méa.

© Gaêl Denozi

Venise : Les Arts Florissants à la Fondation Cini

À la Fondation Giorgio Cini de Venise, dans le cloître Renaissance qui fut jadis le cœur d’un monastère bénédictin, Les Arts Florissants, sous la direction de William Christie, ont proposé un programme Vivaldi devant un public de 900 invités, dans le cadre d’une soirée offerte par la famille Pinault à l’occasion de l’ouverture de la saison et de la Biennale d’art de Venise.

Avec Les Arts Florissants et William Christie.

© Marina Somers

Valenciennes : « Chut(es) ! » pour le Festival Embar(o)quement immédiat

Pour le Festival Embar(o)quement immédiat de Valenciennes, qui fête ces jours-ci son 20e anniversaire, la mezzo-soprano Lucile Richardot et le claveciniste Jean-Luc Ho ont créé un nouveau programme : « Chut(es) ! Frasques baroques entre héros et tyrans ». Entre extase et ivresse des sentiments, ce programme facétieux, donné pour la première fois en l’église Saint-Géry de Maing, explore les airs d’opéra et les cantates avec une grande puissance expressive et dramaturgique.

Avec Lucile Richardot et Jean-Luc Ho.

© Yuka Yamaji

Tokyo : Les Musiciens de Saint-Julien et François Lazarevitch au Cotton Club

Dans le cadre de La Folle Journée Tokyo 2026, Les Musiciens de Saint-Julien et François Lazarevitch ont donné deux concerts au Cotton Club, le célèbre club de jazz, et ont notamment proposé The Lady’s Cup of Tea ainsi qu’un répertoire d’airs anciens des XVIIe et XVIIIe siècles, de danses, de chants en gaélique et de pièces instrumentales, tiré de leur programme « The High Road to Kilkenny ».

Avec Les Musiciens de Saint-Julien et François Lazarevitch.