Le journal de Salzbourg 2025 (3/3)

Avec Lucile Richardot, une première de “Giulio Cesare” mouvementée

→Une promenade en vélo-cargo, des bagarres sur scène, des bleus sur le corps et une lentille perdue : le dernier épisode du journal de Lucile Richardot à Salzbourg, durant l’été 2025, pendant les répétitions et la première de « Giulio Cesare », réserve quelques surprises !

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Avec Lucile Richardot, une première de “Giulio Cesare” mouvementée
"Oui, j’adore râler. Ça fait du bien." © SF/Monika Rittershaus
Série
Tous les épisodes :
  1. Partie 1 :

    Avec Lucile Richardot, dans les coulisses de « Giulio Cesare »

  2. Partie 2 :

    Avec Lucile Richardot, à la générale de « Giulio Cesare »

  3. Partie 3 :

    Avec Lucile Richardot, une première de “Giulio Cesare” mouvementée

Quel est le quotidien d’une chanteuse lyrique plongée pendant plusieurs semaines dans les répétitions de Giulio Cesare à Salzbourg ? Dans son journal autrichien, la mezzo-soprano française Lucile Richardot raconte, jour après jour, ce que traverse réellement une interprète : ses élans, ses incidents de plateau, ses trouvailles et ses épuisements. Artiste à la voix immédiatement reconnaissable, capable d’allier densité émotionnelle, précision du verbe et une audace scénique singulière, elle dévoile ici le troisième épisode d’un journal où se fabrique, au plus près, une production signée Dmitri Tcherniakov. Dernier volet d’une aventure lyrique peu commune !

19 juillet, Salzbourg

13h30 : on est au dernier jour de « scènes/orchestre » avant la pré-générale de lundi… c’est la pause. Dehors, l’ouverture du festival en plein air bat son plein, on entend bien des cuivres dans les rues, jusque dans nos loges, parfois même en coulisses ou dans la salle ! Ces trois premiers jours (le festival a été officiellement lancé hier vendredi) offrent par ailleurs la possibilité au public d’assister gratuitement à quelques dernières sessions de répétitions, sur réservation sur le site du festival. Ainsi nous avions 130 personnes en salle, au balcon, de midi à 13h pendant nos corrections principalement musicales, mais sur scène, avec quelques actions et nos éléments de costumes. J’ai commencé aussi la journée à 10h45 par un essayage de maquillage de blessures au visage, avec le maquillage qui a coulé, et la seconde perruque en version un peu plus abîmée, pour la seconde partie du spectacle. Puis petite pause sur le marché juste devant notre entrée des artistes où se tient un petit marché les samedis matins, j’ai pris un peu de bon pain et des fruits, et puis surtout croisé des collègues français du Concert d’Astrée : le violoncelliste Julien Hainsworth, puis Christophe Dumaux, Emmanuelle Haïm et Christophe Brand [administrateur de production du Concert d’Astrée] qui arrivaient aussi et en profitaient pour faire un peu de stock…

Ce matin, Justin Kim m’a invitée à me joindre à lui pour une vidéo demandée par la com’ du festival pour les réseaux sociaux, demain, dans un vélo-cargo… on va voir comment ça se fait… et SI ça se fait ! L‘esclavage des réseaux sociaux, surtout quand il faut tout faire soi-même en mode selfie, ça peut vite m’agacer, surtout cette impression de faire le boulot des communicants à leur place… et puis mince, c’est mon jour de repos demain, quoi ! Oui, j’adore râler. Ça fait du bien.

Angel

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