Hanoï, Vienne, Tallin, Paris, Hambourg

→Des « excellences françaises », Bach père et fils, sans oublier Scarlatti et le Siglo de Oro espagnol : les images de cette semaine vous transportent de Paris à Hanoï, de Tallin à Hambourg, en passant par Vienne et Ávila, à travers des œuvres contrastantes et qui pourtant émeuvent de concert.

Hanoï, Vienne, Tallin, Paris, Hambourg
© Ho Guom

A Hanoï (Vietnam), des « excellences françaises » avec l’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles

A l’opéra Ho Guom de Hanoï, l’Orchestre, le Chœur et l’Académie de l’Opéra Royal de Versailles, sous la direction de Victor Jacob, ont proposé deux soirées d’airs d’opéra des « excellences françaises », en présence du président de la République Tô Lâm, des ministres de la Culture, de l’Intérieur et des Affaires Étrangères, et plus de mille spectateurs.

Avec Julien Behr, Fanny Valentin, Camille Taos-Arbouz De Morgon, Alexandre Adra, Victor Jacob et l‘Orchestre et le Chœur de l’Opéra Royal de Versailles.

© Julien Gazeau

A Luçon (France), un Stabat Mater avec Les Arts Florissants

En clôture de la 10e édition du Festival de Printemps, organisé en Vendée, les chanteurs et instrumentistes des Arts Florissants ont interprété le Stabat Mater de Domenico Scarlatti dans la cathédrale de Luçon. Probablement composée à Rome entre 1714 et 1719, cette pièce dépeint avec une expressivité frappante les souffrances endurées par la mère du Christ au moment de la Crucifixion, et demeure sans conteste l’œuvre sacrée la plus célèbre et la plus jouée du compositeur.

Avec Les Arts Florissants.

© K&K

A Vienne (Autriche), Emmanuel Arakélian joue Bach sur l’orgue de la Cathédrale St Stephan

Devant plus de 600 personnes, Emmanuel Arakélian a proposé un récital sur le nouvel orgue de la Cathédrale St Stephan à Vienne. Instrument récent inauguré en 2020, cet orgue a pour particularité d’avoir une console située au centre de la nef, ce qui permet au public d’admirer le jeu virtuose des organistes sur les cinq claviers de l’instrument. Au programme : préludes, arias et fugues de Bach, mais également des œuvres d’Alexandre-Pierre-François Boëly, Felix Mendelssohn et Sergueï Rachmaninov.

Avec Emmanuel Arakélian.

© Mia Tohver

A Tallin (Estonie), Couperin et CPE Bach par Aline Zylberajch

En ouverture du 14e Festival de Clavecin de Tallin (Estonie), Aline Zylberajch a proposé un concert « Couperin – CPE Bach, peintres de deux âmes ». Bien qu’ils aient vécu à des époques et au sein de cercles sociaux différents — l’un sous l’étiquette de Versailles, l’autre dans les cours intellectuelles de Prusse —, Couperin et C.P.E. Bach ont un but commun : émouvoir l’auditeur. Jouées côte-à-côte, leurs œuvres font découvrir deux regards d’artiste du XVIIIe siècle confrontés à la même question esthétique : comment la musique peut-elle traduire tout à la fois l’ordre, le tempérament, la vulnérabilité et les mouvements de l’âme ?

Avec Aline Zylberajch.

© David Wilson

A Ávila (Espagne), les Renaissance Singers chantent Sebastián de Vivanco

Le chœur londonien des Renaissance Singers, qui fêtent cette année leur 80e anniversaire, ont choisi de mettre en lumière la musique de Sebastián de Vivanco dans la Cathédrale d’Ávila, en interprétant son Requiem avec l’ensemble de chant espagnol Schola Antiqua, sous la direction de Juan Carlos Asensio. Compositeur peu mis en avant du Siglo de Oro (Siècle d’or) espagnol, Sebastián de Vivanco fut choriste en cette même cathédrale aux côtés de Tomás Luis de Victoria, et poursuivit comme lui une carrière sacerdotale. Il publia 3 livres d’œuvres choisies entre 1607 et 1610, parmi lesquelles son Requiem qui a été nouvellement édité par le musicologue Jorge Martín et a récemment fait l’objet d’un enregistrement par les Renaissance Singers.

Avec Schola Antiqua, Juan Carlos Asensio Palacios et The Renaissance Singers.

© Mathilde Gardel – Musée de Cluny

A Paris, Into the Wind et « La Dame à la Licorne »

Dans le cadre de l’exposition « Licornes » au Musée de Cluny à Paris, l’ensemble Into The Winds a proposé un concert-rencontre sur le thème « La Dame à la Licorne en son royaume », plongée dans l’univers musical de la France des années 1500, époque où a notamment été commandée la célèbre tapisserie du même nom.

Avec Maud Haering, Miguel Henry, Adrien Reboisson.

© Bachfest Hamburg

A Hambourg, concert de clôture du 4e Bachfest

Le concert de clôture du IVe Festival International Bach de Hambourg, dans la grande salle de la Laeiszhalle, a mis à l’honneur deux exemples hauts en couleur du Jean-Sébastien Bach « profane ». Dans le Dramma per musica « Eole apaisé » (BWV 205), le compositeur déploie toute la richesse de la palette orchestrale, évoquant aussi bien la tempête déchaînée que le doux souffle du vent. Dans « La Controverse entre Phébus et Pan » (BWV 201), Bach met délibérément en regard une musique simple et rustique pour Pan et une musique élégante et virtuose pour Phébus, ce qui donne lieu à une joute musicale charmante et pleine d’esprit. Pour ce concert, le Carl-Philipp-Emanuel-Bach-Chor de Hambourg et l’ensemble Barucco de Vienne ont été dirigés par David Chin pour la première pièce, et par Hans Jörg Albrecht pour la seconde.

Avec Catalina Bertucci, Sophie Rennert, Daniel Johannsen, Shimon Yoshida, Klaus Häger, Daniel Ochoa, David Chin, Hansjörg Albrecht, le Carl-Philipp-Emanuel-Bach-Chor Hamburg et l’ensemble Barucco.