Carmina Latina : le baroque du Nouveau Monde

→Leonardo García-Alarcón et Cappella Mediterranea nous entraînent de la péninsule Ibérique au Nouveau Monde, à la découverte d’un répertoire où polyphonie savante, ferveur religieuse et traditions populaires se croisent.

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Enregistré au Victoria Hall de Genève en 2015, « Carmina Latina » retrace les chemins empruntés par la musique ibérique vers les territoires américains de la monarchie espagnole, thème du prochain festival international de musique de Sarrebourg, qui se tient du 18 au 25 octobre. Sous la direction du chef argentin Leonardo García-Alarcón, Cappella Mediterranea, l’ensemble Clematis et le Chœur de chambre de Namur font dialoguer musiques sacrées et profanes, de l’Espagne du XVIe siècle aux grands centres musicaux du Nouveau Monde.

À partir du XVIe siècle, la colonisation espagnole et portugaise s’accompagne de l’implantation outre-Atlantique de cathédrales, de chapelles musicales et de traditions polyphoniques venues d’Europe. Mais ces répertoires ne sont pas simplement transplantés : au fil des générations, ils se développent au contact de nouveaux contextes culturels et de traditions locales, tandis que les archives des cathédrales américaines conservent aujourd’hui une part essentielle de cette histoire musicale. Le projet « Carmina Latina », créé en 2012, explore précisément ces circulations entre péninsule Ibérique et Amériques.

Angel

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