En se promenant dans les ruelles sinueuses et densément peuplées du centre historique de Naples, même l’observateur le plus distrait ne pourra manquer certains traits typiques de cette métropole du sud de l’Italie. Naples est la ville des presepi –ces crèches de Noël caractéristiques, exposées et vendues toute l’année. Ici, riches et pauvres coexistent naturellement, tous fiers de la célèbre pizza napolitaine, du saint patron officieux de la ville, le footballeur Diego Maradona (dont le visage, parfois auréolé, parfois affublé d’ailes d’ange, orne bannières et façades), et surtout de la riche culture musicale locale.
Un retour à l’époque baroque révèle que ces caractéristiques –hormis le culte voué à Diego Maradona– ont une longue tradition. La pizza comme les presepi ont pris leur forme actuelle dès le XVIIIᵉ siècle, les enfants des rues et les mendiants oisifs se présentaient déjà alors aux regards indifférents des riches et de l’aristocratie, et la vie musicale de la ville attirait amateurs, érudits, chanteurs, instrumentistes et compositeurs venus de toute l’Europe. Naples était à l’époque une grande capitale de l’opéra : l’école napolitaine a joué un rôle déterminant dans l’histoire du genre, aussi bien pour le dramma per musica sérieux que pour l’opera buffa comique.
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