Quand il a commencé le violoncelle enfant, il n’imaginait pas une seconde devenir musicien professionnel. Il aura fallu du temps, un changement d’instrument et de continent pour que Thomas Fields, né aux États-Unis, choisisse définitivement la musique.
Qu’est-ce que cela vous fait d’avoir remporté le Concours Telemann de Magdebourg ?
Thomas Fields : C’est un immense honneur de voir son travail aussi bien reçu ! Et c’est arrivé comme, je ne dirais pas une surprise, mais comme si je n’y avais pas pensé. Vous savez, le but est toujours de faire au mieux, mais tant de choses peuvent arriver, il y a tellement de variables dans un concours, on ne sait jamais comment cela va être pris. Je suis simplement très touché par toute l’expérience.
Parlez-nous un peu de votre enfance, de la manière dont vous avez commencé à faire de la musique.
T.F. : Eh bien, je ne viens pas d’une famille particulièrement portée sur la musique : dans le Minnesota, il n’y avait pas de musiciens professionnels ni même vraiment d’amateurs passionnés. Mais mes frères et sœurs et moi avons toujours fait de la musique depuis l’enfance, moi j’ai pris des cours de violoncelle, et eux jouaient d’autres instruments. D’une manière ou d’une autre, j’y suis resté un peu plus attaché. Alors quand il a fallu décider quoi faire après mes études, j’ai tenté la musique, parce que j’adorais ça et je voulais voir où cela me mènerait. Ma famille m’a toujours soutenu, mais ce que je fais reste un peu mystérieux pour eux, car c’est très différent de ce que font les autres membres de ma famille. Surtout, quand j’ai décidé ensuite de me consacrer à la viole de gambe et de me spécialiser, c’était quelque chose de totalement étranger pour eux. Je dois à chaque fois leur expliquer ce que c’est. Mais ça m’amuse toujours autant !
Oui, j’imagine que la viole de gambe n’est pas une évidence aux États-Unis, même encore aujourd’hui.
T.F. : Honnêtement, même ici en Europe, où je vis désormais, ce n’est pas toujours évident non plus. Mais oui, j’ai souvent pensé que j’aurais aimé avoir l’occasion de commencer quand j’étais petit. Je suis souvent un peu jaloux des personnes que je rencontre ici en Europe et qui jouent de la viole de gambe depuis l’enfance.
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