De Londres à Porto, de Namur à Cracovie : Bach, mais aussi Haendel et Buxtehude pour célébrer le printemps !

→De Londres à Cracovie, en passant par Versailles, Aix-en-Provence, Rotterdam, Namur et Porto, les grandes scènes européennes font résonner Bach et ses contemporains. Passions, oratorios et chefs-d’œuvre sacrés dessinent une traversée musicale du printemps, entre traditions vivantes et lectures renouvelées.

De Londres à Porto, de Namur à Cracovie : Bach, mais aussi Haendel et Buxtehude pour célébrer le printemps !
© Chris Christodoulou

À Londres, un 150e Messie de Haendel au Royal Albert Hall

Événement au Royal Albert Hall de Londres : le concert 2026 donné par la Royal Choral Society et le Royal Philharmonic Orchestra marquait le 150e anniversaire de cette tradition. Chaque Vendredi saint, la Royal Choral Society et ses 150 choristes interprètent le Messie de Haendel avec le Royal Philharmonic Orchestra. Cette œuvre chorale, parmi les plus appréciées des Britanniques, a une nouvelle fois affiché complet cette année, avec 5 500 spectateurs.

Avec le Royal Choral Society, le Royal Philharmonic Orchestra et Richard Cooke.

© John Queiros

À Porto, une Passion selon saint Jean avec l’Orchestre Casa da Música

À la Casa da Música de Porto, le chef Leo Warynski a dirigé l’Orchestre et le Chœur baroque Casa da Música dans une Passion selon saint Jean mise en scène par le français Antoine Gindt.

Avec l’Orchestre et Chœur baroque Casa da Música et Leo Warynski.

© J. C. Cassagnes

À Versailles, une Passion selon saint Jean avec l’Orchestre de l’Opéra Royal

L’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles, sous la direction de Gaétan Jarry, a proposé la Passion selon saint Jean à quatre reprises pendant la Semaine sainte : à l’Opéra Royal de Versailles, à la salle Gaveau à Paris et à Poissy. Pour l’occasion, l’orchestre accueillait le célèbre Tölzer Knabenchor. Fondé en 1956 près de Munich, ce chœur de garçons est aujourd’hui l’héritier de sept décennies d’exigence chorale. Il s’est produit dans le monde entier, notamment avec Herbert von Karajan, Wolfgang Sawallisch, James Levine ou encore Nikolaus Harnoncourt.

Avec James Way, Robert Pohlers, Sreten Manojlović, Morgan Pearse, le Tölzer Knabenchor, l’Orchestre de l’Opéra Royal et Gaétan Jarry.

© Caroline Doutre

À Aix-en-Provence, une Passion selon saint Jean avec Camille Delaforge

Au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, après Laurence Equilbey en 2013, la cheffe Camille Delaforge faisait ses débuts dans cette œuvre au Grand Théâtre de Provence avec la Passion selon saint Jean, donnée avec son ensemble Il Caravaggio et le chœur Accentus.

Avec Marie Lys, Marie-Nicole Lemieux, Cyrille Dubois, Guilhem Worms, Mathieu Gourlet, Il Caravaggio, le chœur Accentus et Camille Delaforge.

© Jan Fotograaf

À Rotterdam, trois Passions selon saint Matthieu avec Leonardo García-Alarcón

Dans la salle du Doelen à Rotterdam, le Rotterdam Philharmonic Orchestra et le Laurens Collegium ont donné à trois reprises la Passion selon saint Matthieu, sous la direction du chef invité Leonardo García-Alarcón.

Avec Sophie Junker, Olivia Vermeulen, Moritz Kallenberg, Mark Milhofer, Andreas Wolf, Tomáš Král, le National Boys’ Choir, le National Children’s Choir, le Rotterdam Philharmonic Orchestra, le Laurens Collegium et Leonardo García-Alarcón.

© Gabriel Balaguera

À Namur, un oratorio de Pâques de Ziani

À Namur, au Grand Manège, Les Traversées Baroques dirigées par Étienne Meyer ont proposé un oratorio de Pâques méconnu : La morte vinta de Marc’Antonio Ziani (1653-1750). Créé à la Hofkapelle de Vienne en 1706, le soir du Vendredi saint, cet oratorio met en scène une joute oratoire entre le Démon, à l’origine du péché originel, et la Mort, qui revendique à son tour la disparition du Christ, celui qui se disait « la vie même ».

Avec Yannis François, Maximiliano Baños, Vincent Bouchot, Capucine Keller, Dagmar Šašková, Les Traversées Baroques et Étienne Meyer.

© Festival Misteria Paschalia

À Cracovie, Buxtehude en ouverture du festival Misteria Paschalia

Dans l’église Sainte-Catherine d’Alexandrie à Cracovie, les ensembles Voces Suaves et Gli Incogniti ont ouvert le festival Misteria Paschalia 2026 avec Membra Jesu nostri, chef-d’œuvre de Dietrich Buxtehude. Ce cycle de sept cantates, fondé sur l’alternance de versets bibliques et de textes poétiques médiévaux, médite sur les différentes parties du corps du Christ : les pieds, les genoux, les mains, le côté, la poitrine, le cœur et le visage.

Avec Voces Suaves, Gli Incogniti et Amandine Beyer.