Jeunes Talents

The BanXhies : baroques, celtiques et (bientôt) viennoises !

→Elles sont quatre : Roxana et Yaoré au violon, Suzanne au violoncelle et Louise au clavecin. Derrière cette figure de la mythologie celtique, la “banshee”, elles réinventent le concert avec une liberté empreinte à l’esthétique baroque et… au pub irlandais ! Leur album, à paraître en septembre chez Alpha Classics, abordera le répertoire vénitien et viennois.

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The BanXhies : baroques, celtiques et (bientôt) viennoises !
"La banshee est avant tout une figure de messagère faisant le lien entre les mondes des vivants et des morts." © alexia & ferdinand 

Réunies dans une formation de sonate, The BanXhies explorent depuis leur fondation en 2022 le répertoire baroque qui leur est cher. Se produisant aussi bien en France (le Festival d’Ambronay, les Moments musicaux de Gerberoy…) qu’à l’étranger, elles sont soutenues depuis 2024 par le programme européen EEEmerging+ et la Fondation Singer-Polignac. Situées aux antipodes de la forme traditionnelle du concert, elles s’affranchissent de ses contraintes via des programmes riches en retranscriptions et improvisations. Leur premier album, 47° Nord, paraîtra en septembre 2026 chez Alpha Classics.

Est-ce une volonté que The BanXhies soit 100% féminin ?

Louise Acabo : Le fait que notre ensemble soit entièrement féminin est un hasard total. On peut dire que c’est un peu intuitif, simplement parce que cela s’est fait naturellement. La question ne s’est jamais vraiment posée et notre but n’était pas de constituer un ensemble pour femmes uniquement.

Vous avez tout de même fait le choix d’une figure particulièrement féminine, la banshee, pour le nom de votre ensemble…

Louise : Ce qu’on souhaitait, c’était de trouver un nom mythologique pour l’ensemble tout en le « débaroquisant ». On ne voulait pas s’appeler « Le Ruisseau enchanteur », ou « Les Fées volages » ! (rires)

Roxana Rastegar : Ce qui nous intéresse, c’est le fait que dans la mythologie irlandaise la banshee ne soit une figure ni bénéfique ni maléfique. Il n’y a rien de binaire en elle… Elle est complexe et peu catégorisable. C’est avant tout une figure de messagère faisant le lien entre les mondes des vivants et des morts. Et justement, on peut considérer la musique comme une forme de message : elle transmet tellement de choses qui ne sont pas faciles à exprimer par les mots !

Pourquoi le choix de cette orthographe : BanXhies ?

Roxana : Il y a plusieurs façons d’orthographier le mot. La plus connue est celle de « banshees », comme chez le groupe mythique de rock Siouxsie and the Banshees. Pour nous démarquer, nous avions choisi l’orthographe « banshies ». Mais en septembre dernier, notre compte Instagram s’est fait suspendre suite à un signalement pour atteinte à la propriété intellectuelle…

Suzanne Wolff : Or, à ce moment-là, on venait de créer notre page Instagram et tous nos contrats portaient le nom de “Banshies”…

Louise : On a donc perdu tout le contenu de deux ans de travail, qu’on n’a jamais pu récupérer ! Pour un jeune ensemble c’est dur, car beaucoup de labels et de programmateurs regardent ces contenus… Heureusement, l’équipe d’EEEmerging+ nous a bien aidées à déposer la nouvelle marque « The BanXhies ».

Roxana : …quant au X, c’est en réalité une croix qui barre le « s », dans notre logo. (rire)

« Au sein de la formation, chacune porte une responsabilité de l’énergie qu’elle donne, de son engagement vis-à-vis des autres. » © The Banxhies
Angel

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