Vivaldi aux JO d’hiver, Haendel à Karlsruhe et Londres, Rameau à Toronto et Haydn à Séville

→De Vérone à Séville, en passant par Karlsruhe, Londres et Toronto, le baroque voyage et se réinvente : Vivaldi aux JO d’hiver, Haendel en version blue screen, Rameau dansé, Haydn en majesté. Tour d’horizon d’une saison internationale entre tradition et audace.

Vivaldi aux JO d’hiver, Haendel à Karlsruhe et Londres, Rameau à Toronto et Haydn à Séville
© Fondazione Arena Ennevi

L’Olimpiade de Vivaldi, en clôture des JO d’hiver à Vérone

Pour la période qui sépare la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, la Fondation Arena di Verona a programmé une représentation de l’opéra L’Olimpiade de Vivaldi au Teatro Ristori, en reprenant la mise en scène athlétique créée par Emmanuel Daumas au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, à l’occasion des Jeux olympiques de 2024.

Les événements complexes racontés par Métastase, auteur du livret à succès mis en musique par de nombreux compositeurs du XVIIIe siècle, se déroulent aux environs d’Olympie et célèbrent l’exaltation de la vertu et du sentiment d’amitié entre le vainqueur des Jeux, Megacle, et Licida, fils du roi de Crète, qui l’emportent sur les élans du cœur…

Avec Christian Senn, Loriana Castellano, José Maria Lo Monaco, Nicolò Balducci, l’Orchestre de la Fondazione Arena di Verona et Giulio Prandi.

© Felix Grünschloß

Tamerlano, en live et blue screen à Karlsruhe

Les 48e Händel-Festspiele de Karlsruhe se sont ouverts avec la première de Tamerlano servie par une prestigieuse distribution dirigée par René Jacobs à la tête du Freiburger Barockorchester. Grande originalité et innovation numérique de cette production : la mise en scène de Kobie van Rensburg, qui partage l’espace scénique en deux. La partie supérieure est une version filmée en direct, en vidéo noir et blanc, d’un décor… dans lequel sont incrustés les personnages, filmés en train de chanter sur la partie inférieure de la scène, sur fond bleu (blue screen). Sur l’image vidéo noir et blanc : Mari Eriksmoen, Christophe Dumaux, Thomas Walker. Sur fond blue screen, en dessous : Mari Eriksmoen, Christophe Dumaux, Thomas Walker, Kristina Hammarström, figurantes du Badisches Staatstheater, Alexander Chance.

Avec Mari Eriksmoen, Christophe Dumaux, Thomas Walker, le Freiburger Barockorchester et René Jacobs.

© LHF

Neun deutsche Arien de Händel à Londres

À St George’s Hanover Square, l’église même de Haendel et siège du London Handel Festival, la violoniste Rachel Podger s’est jointe au directeur artistique d’Arcangelo, Jonathan Cohen, ainsi qu’à la lauréate du concours de chant 2021, Hilary Cronin, au luthiste Thomas Dunford et au violoncelliste Jonathan Manson pour proposer au public du London Handel Festival les Neun deutsche Arien. Ces pièces émouvantes représentent Haendel dans ce qu’il a de plus réfléchi et introspectif, et leur caractère offre un aperçu personnel de la foi et de la croyance religieuse du grand compositeur. Des pièces de Telemann et Bach ont complété le programme.

Avec Hilary Cronin, Rachel Podger, Jonathan Manson, Thomas Dunford et Jonathan Cohen.

© Dahlia Katz

Rameau et l’art de la danse à Toronto

Pour quatre soirées au Trinity St.-Paul’s Centre à Toronto, l’ensemble Tafelmusik a proposé, avec la Juilliard School de New York et son ensemble Juilliard 415, un programmeRameau et l’art de la danse, célébration de la musique théâtrale extraordinaire du compositeur français. Le violoniste Robert Mealy, directeur du prestigieux programme d’interprétation historique de Juilliard et directeur du Boston Early Music Festival Orchestra, a dirigé ce programme mêlant musique et danse, tirées des opéras spectaculaires de Rameau. Sa musique a repris vie grâce aux chorégraphies de la danseuse baroque Caroline Copeland, accompagnée de Julian Donahue comme partenaire de danse.

Avec Caroline Copeland, Julian Donahue, le Juilliard 415, Tafelmusik et Robert Mealy.

© Luis Ollero

Symphonies royales avec l’Orchestre baroque de Séville

L’Orchestre baroque de Séville et sa directrice résidente actuelle, Martyna Pastuszka, se sont permis, au Théâtre Turina, un écart vers le classicisme viennois avec un programme intitulé Symphonies royales regroupant des œuvres de Franz Joseph Haydn, Michael Haydn et Mozart. Une formation importante d’instruments à vent, deux cors naturels pour les cuivres, ainsi que des flûtes, des hautbois, des bassons et même des timbales, laissait présager la nature d’une partie des œuvres jouées.

Avec l’Orchestre baroque de Séville et Martyna Pastuszka.