Passé par l’École Normale de Musique de Paris, Théo Imart porte aujourd’hui sa voix de contre-ténor sur les grandes scènes européennes, du Festival d’Aix-en-Provence au Festival de Gstaad, aux côtés d’orchestres emblématiques comme Les Arts Florissants et l’Orchestre de l’Opéra Royal de Versailles.
Vous avez commencé le chant dès l’âge de neuf ans dans la Maîtrise des Bouches-du-Rhône : que gardez-vous de cette expérience en tant qu’enfant ?
Théo Imart : Ça m’a mis dans le grand bain tout de suite. Personne ne faisait de musique dans ma famille, c’est via ce plaisir que je prenais sur scène que je me suis rendu compte que je voulais faire ça de ma vie. J’étais un enfant assez perturbateur, j’avais déjà ce jeu en moi, j’ai toujours aimé jouer, le cinéma, le théâtre… Quand on est enfant, on a une espèce de naïveté, de désinvolture, car on ne se rend pas compte de la chance qu’on a. J’ai fait mon premier chœur d’opéra aux Chorégies d’Orange avec Roberto Alagna et peu de temps après j’ai eu la chance de faire la Symphonie n°9 de Beethoven avec Kurt Masur ou encore Carmina Burana avec Michel Plasson.
La voix de contre-ténor est très associée à la période baroque. Était-ce naturel pour vous au vu de votre tessiture de vous spécialiser dans le répertoire du XVIe au XVIIIe siècle ?
T. I. : Bien heureusement que ma voix est associée au répertoire baroque, il y a tellement d’opéras magnifiques ! Les rôles des anciens castrats sont encore souvent chantés par des mezzo-sopranos. Pour autant, je ne veux pas me restreindre uniquement au répertoire baroque. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai intégré la classe de Mireille Alcantara à l’École Normale de Musique de Paris, qui m’a fait travailler comme une mezzo-soprano. Elle ne me limitait pas à ma voix de contre-ténor, cela m’a permis de travailler des lieder, des mélodies, de l’opéra-comique, etc. Voir des contre-ténors partout dans le répertoire rend la chose encore plus naturelle pour l’opéra baroque.
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