« Pompeo Magno », dernier opéra de Cavalli à Venise

→En 1666, Cavalli crée « Pompeo Magno » à Venise. Mais le manque d’engouement du public en fera la dernière de ses créations vénitiennes à être représentée de son vivant. En 2025 au Festival Bayreuth Baroque, Max Emanuel Cenčić et Leonardo García-Alarcón ont réhabilité cette œuvre méconnue. Découvrez cette version intégrale en livestream, et l’histoire de cet opéra racontée par Olivier Lexa.

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« Pompeo Magno », dernier opéra de Cavalli à Venise
Pompeo Magno, Bayreuth Baroque 2025 © Clemens Manser

Auteur d’une trentaine d’opéras, Francesco Cavalli, compositeur lyrique le plus célèbre de son temps, revient dans sa ville natale de Venise en 1662 après l’échec de son Ercole amante à la cour de Louis XIV à Versailles, où Lully et ses ballets lui ont volé la vedette. Pompeo Magno est le troisième opus d’une série consacrée à la Rome antique. Olivier Lexa, metteur en scène et auteur – notamment d’une biographie du compositeur parue chez Actes Sud –, nous replonge dans sa fastueuse création, dernier éclat d’une carrière en déclin.

Minato et la veine antique 

En créant Pompeo Magno sur la scène du Teatro Vendramin di San Salvatore le 20 février 1666, Francesco Cavalli ne se doute pas qu’il s’agira de son dernier opéra représenté de son vivant à Venise. Ayant déjà signé une trentaine de partitions pour la scène, il est alors le compositeur lyrique le plus en vue de son époque. Pompeo Magno reflète son génie, sa longue expérience de l’opéra et son souhait d’élargir les effectifs vocaux requis sur scène – une profusion de personnages qui rend l’œuvre difficile à monter et explique qu’il ait fallu attendre trois siècles pour la recréer.

Pompeo Magno, Bayreuth Baroque 2025 © Clemens Manser
Angel

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