Dans une ville aussi riche en propositions musicales que Bâle, il est rare de voir naître un nouveau festival. Et pourtant, Orpheus, dont la première édition a lieu cette année, se démarque avec une orientation claire : mettre la musique vocale au centre, dans une ville où les orchestres sont nombreux. Philippe Herreweghe (photo) et Collegium Vocale de Gand assureront l’ouverture ce 3 juin.
Ils sont amis, dirigent chacun un ensemble et sont aussi des musiciens engagés dans la vie de leur ville, Bâle : Jakob Pilgram, ténor, et Tobias Wicky, baryton, se sont lancés dans la création d’un nouveau festival entièrement consacré à la musique vocale. Orpheus souhaite concrétiser une dynamique locale bien réelle. « Bâle compte huit ou neuf orchestres professionnels, mais ces dernières années, plusieurs ensembles vocaux de qualité sont apparus : Voces Suaves, Theleme, Larynx, et d’autres. Il était temps de créer un événement qui leur donne une véritable visibilité » constate Jakob Pilgram.
L’idée de départ est née d’un double constat : une demande croissante du public régional (y compris venu d’Alsace et du sud de l’Allemagne), et l’absence de soutien structurel pour les chanteurs. En effet, contrairement aux orchestres, les chanteurs professionnels et la musique vocale ne bénéficient pas de subventions spécifiques à Bâle. « Nous voulons montrer au canton et à la ville que la scène vocale existe, qu’elle est dynamique et appréciée du public. C’est aussi une manière de revendiquer une reconnaissance politique et culturelle » complète Tobias Wicky.

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