Elle est née dans une famille de musiciens italiens et a, pour ainsi dire, été nourrie à la musique baroque dès son plus jeune âge. Pourtant, pour Anna Maddalena Ghielmi (qui a obtenu le 2ᵉ prix du Concours Telemann à Magdebourg qui se tenait du 21 au 30 mars), s’engager à son tour dans l’interprétation historiquement informée n’allait pas de soi.
Vous venez de remporter le 2ᵉ prix du Concours Telemann, consacré cette année aux instruments à cordes historiques et aux ensembles de musique de chambre. Comment en êtes-vous venue au violon, et quel rôle votre famille ou vos origines ont-elles joué ?
Anna Maddalena Ghielmi : Je suis née dans une famille de musiciens. Mes deux parents sont instrumentistes : mon père est organiste et claveciniste, ma mère a étudié la flûte traversière baroque. Mais elle est ensuite restée à la maison, car elle avait cinq enfants, je suis la plus jeune. Et tous mes frères et sœurs ont joué d’un instrument. Mes parents m’ont raconté : un jour j’ai déclaré que je voulais aussi apprendre le violon, comme ma grande sœur.
Avez-vous pris plaisir au violon dès le départ, ou était-ce plutôt difficile ?
A. M. G. : Au début, je crois que c’était plutôt un jeu. Mais bien sûr, ce n’est pas si naturel pour un enfant de s’exercer chaque jour 15 ou 30 minutes, ce n’était sûrement pas toujours facile. Mes parents m’ont beaucoup aidée et motivée de façon ludique. Cela a fait une grande différence.
Cela aide aussi quand on peut faire de la musique avec d’autres — ce que vous pouviez faire en famille, je suppose ?
A. M. G. : Oui, tout à fait.
Comment avez-vous poursuivi votre formation ? Où avez-vous étudié ?
A. M. G. : À 17 ans, je suis partie en Angleterre dans une école de musique où l’on suivait à la fois un enseignement général et musical. J’y ai fait mes deux dernières années de lycée et mon baccalauréat. Ensuite, je voulais aller en Allemagne — ou en Autriche — car je voulais aussi apprendre l’allemand. J’ai donc fait ma licence à Stuttgart avec Christine Busch, puis mon master à Francfort. En fait, j’y ai toujours étudié le violon moderne, mais le violon baroque était bien présent, et avec Christine, je pouvais tester une sonate sur violon baroque, elle-même en joue beaucoup. J’ai aussi suivi de nombreux cours qui traitaient de musique baroque ou de cette époque, et j’ai choisi d’explorer les deux directions.
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