Limoges, Berlin, Paris, Lyon, Versailles, Sienne

→De Limoges à Berlin, de Versailles à Sienne, la musique baroque circule et se réinvente : dialogues en famille, récitals virtuoses, créations scéniques et hommages aux grands maîtres des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles témoignent d’une vitalité renouvelée, portée par des interprètes et des lieux d’exception.

Limoges, Berlin, Paris, Lyon, Versailles, Sienne
Surprises Didon ©Yann Cabello

Didon et Énée par Les Surprises à Limoges

Avant l’Opéra de Limoges, l’Ensemble Les Surprises, dirigé par Louis-Noël Bestion de Camboulas, a proposé en création à l’Opéra de Clermont-Auvergne une nouvelle version originale de Didon et Énée de Purcell, faisant le choix d’un casting vocal exclusivement féminin. Clin d’œil à l’origine de cette œuvre, donnée à l’époque de Purcell dans une école de jeunes filles. Didon et Énée est ainsi monté à la manière des « masques » anglais, spectacles mêlant musique, théâtre, danse et effets de machines, dont le public londonien raffolait dans la seconde moitié du XVIIᵉ siècle. Dans une mise en scène, une scénographie et des costumes signés Pierre Lebon, avec une chorégraphie d’Iris Florentiny et une création lumière de Bertrand Killy.

Avec Les Surprises et Louis-Noël Bestion de Camboulas.

© Susanne Freytag

Max Emanuel Cenčić à Versailles

Dans l’imposant salon d’Hercule du château de Versailles, Max Emanuel Cenčić a proposé un récital d’airs de Haendel, Vivaldi et Porpora, accompagné de l’ensemble polonais {oh!} Orkiestra, dirigé par Martyna Pastuszka.

Avec Max Emanuel Cenčić, {oh!} Orkiestra et Martyna Pastuszka.

© Akamus

Roberta Mameli et l’Akademie für Alte Musik à Berlin

Dans la salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Berlin, les jeunes musiciens de l’Académie Barenboim-Saïd ont eu le privilège de rejoindre des membres de l’Akademie für Alte Musik, dirigés par Bernhard Forck, pour un concert baroque mêlant pièces instrumentales et airs de Haendel, Scarlatti et Hasse, entre autres, interprétés par la soprano Roberta Mameli.

Avec Roberta Mameli, l’Académie Barenboim-Saïd, lAkademie für Alte Musik et Bernhard Forck.

© Total Baroque

Le Cœur et la Raison de La Néréide à Paris

Très prises par leurs engagements de solistes, Ana Vieira Leite, Camille Allérat et Julie Roset, les trois chanteuses et amies de l’ensemble La Néréide, n’ont pu proposer qu’à la fin janvier le concert de sortie de leur nouveau CD, Le Cœur et la Raison, au Temple du Foyer de l’Âme à Paris.
Sur le thème des confessions musicales d’une jeune fille au XVIIᵉ siècle, elles imaginent la voix d’une pensionnaire de Saint-Cyr, miroir des élans et contradictions du Grand Siècle, partagée entre conduite religieuse et sensualité terrestre.

Avec Ana Vieira Leite, Camille Allérat et Julie Roset.

@william.sundfor

Jean Rondeau à la Trinité de Lyon

En hommage aux 400 ans de la naissance de Louis Couperin, Jean Rondeau a proposé, à la chapelle de la Trinité à Lyon, un programme autour de Louis et François Couperin, Jean-Philippe Rameau et Pancrace Royer. Le claveciniste a également montré tout son grand talent d’improvisateur, dans une ambiance délibérément sobre.

Avec Jean Rondeau.

© Alessia Della Ragione

Ghielmi père et fille à Sienne

En l’église Sainte-Catherine, à Sienne, Lorenzo Ghielmi et Anna Maddalena Ghielmi ont donné vie à un dialogue musical entre père claveciniste et fille violoniste, à l’occasion d’un concert sur le thème de la musique à la cour de Dresde. Le programme a restitué avec rigueur et élégance l’extraordinaire vitalité de la ville allemande dans la première moitié du XVIIIᵉ siècle, lorsque la capitale saxonne représentait l’un des principaux centres européens de production et de diffusion musicale.

Avec Anna Maddalena Ghielmi et Lorenzo Ghielmi.