Les 10 ans du Concert de la Loge

« Diversifier le baroque, c’est vital ! »

→Depuis une décennie, Julien Chauvin et son ensemble français Le Concert de la Loge tentent d’allier rigueur musicologique et ouverture vers d’autres genres artistiques. 

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« Diversifier le baroque, c’est vital ! »
© Franck Juery

Il y a 10 ans, le violoniste Julien Chauvin passait le pas et créait son propre ensemble : Le Concert de La Loge, se plaçant dans le sillage du Concert de la Loge Olympique, considéré à la fin du XVIIIe siècle comme l’un des meilleurs orchestres d’Europe. Aujourd’hui, les musiciens abordent sur instruments d’époque un répertoire allant du classique et du baroque… au hip-hop ! Alors qu’il vient d’être récompensé d’un Opus Klassik dans la catégorie « Concert innovant » pour son spectacle avec le chorégraphe Mourad Merzouki autour des Quatre saisons de Vivaldi, Julien Chauvin revient pour TBM sur cette décennie d’explorations et de découvertes

Revenons d’abord sur le nom de votre ensemble « Le Concert de la Loge », en réalité « Le Concert de la Loge Olympique ». Que s’est-il passé avec le dernier mot ?   

Julien Chauvin : Lorsque j’ai créé l’orchestre en 2015, je voulais faire revivre une formation orchestrale qui avait existé à Paris en 1780 : le Concert de la Loge olympique, basé sur le socle d’une loge franc-maçonne. Quant au mot « olympique », c’est une référence au nom de la loge elle-même : « L’Olympique de la parfaite estime », c’est-à-dire le lieu où les musiciens avaient le plus d’estime les uns envers les autres. C’est un orchestre qui commande des œuvres à des compositeurs et crée des pièces de Salieri, de Haydn… Tout ce terreau musical m’intéressait grandement. Sortent alors les radars du Comité olympique, qui avait en réalité déposé l’adjectif il y a quelques années avec les Jeux Olympiques. Après une petite bataille d’un an, on s’est vu interdire d’utiliser ce mot. Il reste là, on le voit, mais barré. 

Et comment avez-vous découvert ce Concert de la Loge Olympique ?  

J. C. : C’était en effet peu connu, parce que tout ce qui était franc-maçon était passé sous silence. Les musicologues n’ont trouvé que de très rares traces de cet orchestre basé sur une relation de loge franc-maçonne. On en a retrouvé la piste il y a 25 ans et quand j’ai décidé de reprendre ce terme, on a fait plus de recherches avec les historiens pour mieux connaître l’histoire de la formation. 

Angel

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